Neuf artistes autour de l'île d'Yeu

Pas d'expo photo sur le port cette année car, depuis presque un an, l'île d'Yeu est le territoire d'inspiration de neuf artistes contemporains soutenus par la DRAC. Après Aix et Belle-Île, le collectif fédéré par Julien Perrier expose tout l'été autour de l'île ce que le territoire lui a inspiré.

 

L'exposition se structure en deux parties. Il y a d'abord la présentation de certaines oeuvres et du travail préliminaire dans la salle de l'Ancienne Poste, mais il y a surtout les oeuvres installées sur le territoire, de la pointe du But à celle des Corbeaux. Chaque artiste du collectif a travaillé sa matière de prédilection et les propositions sont ainsi extrêmement diverses, du dessin à la photographie, en passant par la sculpture et la céramique. L'aspect artistique échappera peut-être à certains, mais il y a dans l'installation des oeuvres aux quatre coins de l'île une certaine poésie qui ne manque pas de charme. Les animaux fantasmagoriques de Julien Perrier à la Gournaise, la roche volante de Marine Class au petit port des Vieilles, le plongeur nocturne de Denis Cantiteau ou encore l'homme assis sur la corne de brume de la pointe du But par Stephan Balkenhol, le parcours poétique se conjugue au circuit touristique et devient un nouveau prétexte pour (re)découvrir l'île autrement.

Interpréter le territoire

 

Finalement, c'est le travail de la photographe Mirela Popa qui résume le mieux l'essence du projet. Dans sa série de photos « dos à la mer », la Roumaine a cherché à interpréter le territoire au-delà des clichés. Contrairement au visiteur habituel qui fait le tour de l'île en se projetant vers la mer, en se focalisant sur le contre-champ terrestre de l'île, elle apporte un nouveau point de vue sur le territoire dans son rapport entre terre et mer. 

« À l’instar d’un topographe ou d'un archéologue, qui perçoit et analyse la moindre parcelle de l'espace vécu, visible ou invisible, je me propose de reconstituer à travers mon imaginaire, des traces de vie du présent et du passé. La photographie sera la source de mon travail de captation, rendant compte des paysages, des hommes, des femmes, observant l’ordinaire et l'extraordinaire comme une métaphore de l'humanité. » Un travail de médiation dans les écoles et collèges locaux aura permis d'expliquer aux jeunes Islais en quoi consiste le travail des artistes, en espérant qu'ils entraînent leurs parents dans leur sillage...

 

NB : Exposition « 10 Autour », du 23 avril au 31 octobre autour de l'île et à l'Ancienne Poste. Site Internet : http://10autour.over-blog.com

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Commentaires : 1
  • #1

    R.Kugler (lundi, 12 mai 2014 00:18)

    " À l’instar d’un topographe ou d'un archéologue, qui perçoit et analyse la moindre parcelle de l'espace vécu, visible ou invisible, je me propose de reconstituer à travers mon imaginaire, des traces de vie du présent et du passé. La photographie sera la source de mon travail de captation, rendant compte des paysages, des hommes, des femmes, observant l’ordinaire et l'extraordinaire comme une métaphore de l'humanité"

    Qu 'en langage savant ces choses la sont dites Je ne suis pas certain que tout le monde comprendra. Une traduction s'impose !!!