L'île d'Yeu aura la maintenance des éoliennes en mer

Si les dossiers ont été déposés dans la plus grande confidentialité le 29 novembre par les deux consortiums en liste, le conseil municipal de l'île d'Yeu avait déjà délibéré le 14 novembre afin de garantir un emplacement pour y installer un atelier de maintenance. Personne ne sait qui remportera l'appel d'offres entre EDF-WPD-Alstom d'un côté et GDF-Suez-Areva de l'autre, mais les élus de l'île d'Yeu ne devraient pas regretter leur délibération puisque les deux consortiums ont finalement choisi de s'installer à l'île d'Yeu et les deux ont choisi le site des Bossilles.

 

Une centaine d'emplois à la clé

 

Bruno Noury l'a annoncé à la population dans l'éditorial du tout récent bulletin municipal : « nous nous félicitons de ce choix qui engage les porteurs de projet. » La problématique sous-jacente est en effet celle de l'emploi, donc du maintien d'une population à l'année sur un territoire de plus en plus soumis à la saisonnalité de l'économie touristique.

GDF-Suez qui a déjà organisé une présentation de son projet au Conseil économique et social local sera suivi lundi prochain par EDF-Energies nouvelles et son développeur WPD. Le mandat municipal prochain, auquel prétend Bruno Noury en tête de la liste « Une île, une équipe » (Lire par ailleurs), sera évidemment marqué par l'adaptation du territoire insulaire à cette nouvelle activité et à ce qu'elle implique concernant le logement notamment. « Il y a une problématique du logement sur l'île, mais avec les ZAC et les zones 2AU du PLU, nous avons une quinzaine d'années de visibilité », a déclaré le maire de l'île d'Yeu qui n'oublie pas non plus la question de la formation professionnelle avec une centaine d'emplois à la clé. « Il faudra une vingtaine de marins et une soixantaine d'électromécaniciens », assure-t-il. Des emplois auxquels les Islais pourront prétendre ou pour lesquels ils auront le temps de se former.

 

Un travail de persuasion

 

Comment l'île d'Yeu est-elle parvenue à faire la différence ? « Avec de la persuasion » répond l'élu local et départemental. « Il a fallu convaincre que l'insularité n'était pas une contrainte indépassable, que nous avions des capacités de logement sur le moyen terme. L'arrivée programmée de la fibre optique a été un autre argument important. » À cela s'ajoute certainement la présence d'un hélicoptère sur place, et la mobilisation des marins de l'île, moins échaudés que leurs collègues noirmoutrins par l'accumulation des contraintes...

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