Des parents en colère !

Depuis plusieurs années, un travail de fond a été mené pour diagnostiquer plus précisément les raisons des difficultés scolaires des enfants de l'île d'Yeu. Mais alors que neuf enfants scolarisés dans les établissements publics de l'île ont vu leurs difficultés reconnues par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), aucun poste d'assistant de vie scolaire (AVS) n'a été affecté depuis la rentrée. Les parents sont en colère !

 

« Avant on disait juste qu'un enfant était nul à l'école, maintenant on essaie de comprendre pourquoi... » résumait une maman lors d'une réunion de la nouvelle association des parents d'élèves en difficulté scolaire (APEDS). Mais, pour en arriver là, c'est un véritable parcours du combattant que doivent suivre parents et enfants. Avant que la MDPH puisse officialiser le diagnostic qui permettra une assistance adaptée aux besoins de l'enfant, les familles doivent consulter de nombreux spécialistes qui n'exercent pour la plupart que sur le continent.

Même si la création de l'association des parents d'élèves en difficulté scolaire (APEDS) a permis de faire venir ponctuellement un ergothérapeute et un orthoptiste, l'ensemble des consultations nécessite plus d'un an à raison de déplacements quasi hebdomadaires. « C'est épuisant pour les enfants qui doivent sacrifier leurs mercredis et samedis, et ça coûte cher aux familles. Certaines ne peuvent d'ailleurs pas aller au bout de la démarche... » constatait une des mamans indignées.

 

Décalage entre discours et réalité

 

 

Alors qu'une Loi de 2005 relative à l'intégration des enfants ayant un handicap prévoit notamment l'affectation d'AVS, et alors même que le gouvernement a annoncé cet été la titularisation de ces postes précaires, les parents constatent le manquement des obligations de l'Etat via l'Education nationale et l'abandon des enfants. « Une fois qu'on est arrivés au bout du parcours et que la MDPH a officialisé son diagnostic, on est soulagés. On sait que des moyens seront mis en oeuvre pour aider les enfants. Ces moyens sont aussi une motivation pour les enfants. Mais cette année, ils sont abandonnés. Cela fait un mois d'école et personne ne peut nous dire quand seront créés ces postes. On n'arrête pas de nous dire que c'est en cours. Il y a un tel décalage entre le discours et les faits. On a l'impression d'être menés en bourrique... » D'où « l'appel au secours » du courrier de l'APEDS demandant simplement l'application de la Loi ainsi que la manifestation de la FCPE vendredi dernier devant la préfecture de La Roche/Yon. La jeunesse et l'éducation sont pourtant annoncées comme des priorités du gouvernement...

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Commentaires : 1
  • #1

    cottet (mercredi, 02 octobre 2013 15:31)

    je trouve cela desolant les gouvernements ne tiennent jamais leurs promesses moi je suis prete a demenager et vivre sur l ile pour accompagner un petit handicape dans son ecole et je pose ma candidature car j estime qu une personne handicapee a toute ses chances dans la vie quelque soit son handicap se ne sont pas des malades pestiférés se sont des etres humains comme tout le monde ,et comme je vous l ai dit je suis prete a accompagner ses enfants ET JE SUIS DE TOUT COEUR AVEC VOUS j habite la gironde et je connais tres bien cette ile ma fille est meme nait sur cette ile courage et battez vous