Un navire de maintenance d'éoliennes en escale sur Yeu

Samedi 7 septembre, un bateau inhabituel a fait escale à l'île d'Yeu pour faire le plein de gasoil. De 8h à 10h du matin, le « London » était donc à quai juste avant la criée comme pour laisser le temps aux curieux de venir aux nouvelles de ce qui sera peut-être le futur de l'île. Car ce catamaran est un navire de maintenance d'éoliennes en mer. Fabriqué à Vigo en Espagne, le bateau était en route pour rejoindre son port d'attache, Ostende en Belgique, où il sera exploité par la compagnie GEOxyz (http://www.geoxyz.be/en/vessels.aspx) sous-traitant pour les gestionnaires de parcs éoliens en mer.

 

Comme à Ostende ?

 

Or, hasard du calendrier, les 5 et 6 septembre, une délégation islaise composée de Bruno Noury, Sylvie Groc, Sébastien Chauvet et Michel Charuau était en déplacement à Ostende afin d'étudier les besoins d'un port pour accueillir un site de maintenance. 

Si Port-Joinville n'est en rien comparable à Ostende, grand port qui fait l'objet d'investissements massifs pour se reconvertir après la perte des marchés passagers, les Islais ont tout de même pu constater le fonctionnement des ateliers de maintenance et l'organisation logistique des interventions sur site. Ils semblent avoir été rassurés sur les atouts de l'île d'Yeu pour convaincre les consortiums.

 

Le suspense continue...

 

En Côtes d'Armor, le choix du site de maintenance devait départager, comme en Vendée, trois ports concurrents. Le Marin du 6 septembre nous apprend que Saint-Quay-Portrieux a remporté les suffrages d'une commission consultative départementale chargée de donner un avis. Erquy aurait souffert d'une moins grande accessibilité avec 50 cm d'eau à marée basse par grand coefficient et Saint-Cast offrirait une orientation « soumettant les bateaux au roulis sur le trajet des éoliennes. » Pour le directeur d'Ailes Marines, qui a remporté l'appel d'offres pour ce parc, « nous avons besoin d'un accès 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, de la garantie d'avoir 2,50 mètres d'eau pour les bateaux au minimum, d'un ponton de 85 mètres, d'une surface de stockage de 2.000m2, d'un bâtiment de 2.000m2, de parkings, d'un accès routier et d'une hélisurface. Saint-Quay-Portrieux permet tout cela. » Et il semble bien que l'île d'Yeu aussi, plus ou moins. Le choix du site de maintenance vendéen ne devrait pas suivre la même voie qu'en Côtes d'Armor, et WPD, le développeur « historique » du projet, a déjà prévu de se positionner clairement dans sa réponse à l'appel à propositions. Le suspense continue donc mais le dénouement du 29 novembre se rapproche...

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