L'appel d'offres du parc éolien en mer vient de paraître

Lundi 18 mars a officiellement paru l'appel d'offres « portant sur des installations éoliennes de production d'électricité en mer en France métropolitaine » publié par le Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie via la Commission de régulation de l'énergie (CRE.) Ce second appel d'offres pour des parcs éoliens en mer s'inscrit dans un objectif global de développement des énergies renouvelables qui « vise à augmenter de 20 millions de tonnes équivalent pétrole (MTEP) la production annuelle d'énergies renouvelables pour porter (leur) part à au moins 23 % de la consommation d'énergie finale d'ici 2020. »

 

Le lot n°2 de cet appel d'offres concerne les îles d'Yeu et Noirmoutier pour la construction et l'exploitation d'un parc éolien de production d'électricité en mer d'une puissance maximale de 500MW et minimale de 480MW. « L’offre doit porter sur les unités de production et les ouvrages électriques de l’installation jusqu’au point de livraison au réseau public de transport d’électricité. »

Si ce sont à chaque fois des consortiums d'entreprises qui se constitueront pour construire les parcs, le candidat doit s'engager à être l'exploitant de l'installation et « ne peut pas indiquer dans son offre que si son projet est retenu, une autre société sera titulaire de l’autorisation d’exploiter. » Les candidats doivent s'engager à respecter certains délais avec une mise en service d'une première tranche 87 mois après la notification de la décision du Ministre et un achèvement du parc au plus tard 111 mois après cette même date qui devrait correspondre au printemps 2014.

 

En effet, la date limite d'envoi des dossiers de candidature est fixée au 29 novembre 2013 à 14:00, la CRE dispose ensuite de quatre mois pour conduire la procédure de sélection qui doit évidemment précéder la signature du contrat par le Ministre. Dans le courant de l'année 2014, la population locale sera sollicitée puisque obligation est faite à l'entreprise retenue de saisir la Commission nationale du débat au plus tard six mois après sa sélection. Les grandes manoeuvres vont donc débuter entre les quelques entreprises susceptibles de se porter candidates. WPD et ses associés partent légitimement avec une longueur d'avance en raison de leur positionnement précoce, mais les autres spécialistes du secteur vont certainement solliciter les décideurs locaux afin de se positionner à leur tour. Reste à savoir ce que la municipalité, le Département et la Région mettront dans la balance pour influer notamment sur la localisation des équipes de maintenance régulière...

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Commentaires : 1
  • #1

    Éric (vendredi, 29 mars 2013 13:22)

    Faut pas rêver, la localisation des équipes de maintenance n'est pas un des critères de sélection de l'appel d'offres... Pourquoi voudriez vous que l'entreprise sélectionnée s'installe à port joinville, alors qu'il y à plus de terrains et d'infrastructures a l'herbaudiere et que l'essence y est moins chère par ailleurs... La mane attendue risque bien de ne pas tomber là ou on le souhaiterait...