Frelon asiatique, L’île d’Yeu n’est pas épargnée

Arrivé tout droit d'Asie il y a 7 ans, le frelon asiatique a colonisé en peu de temps de nombreux départements français.

Si le pire semble être à craindre ailleurs en France, qu’en est-il d’une invasion prochaine de l’île d’Yeu ? Quels dangers présente cet insecte pour les insulaires ?  Apiselect tire la sonnette d’alarme et dresse le portrait d’un pirate redoutable à l’abordage de nos côtes ! Le frelon asiatique représente une menace directe pour nos ruchers mais aussi pour le reste de la communauté islaise.

 

Avant de se pencher sur les caractéristiques entomologiques de cet insecte, son mode de vie et son tempérament, répondons aux questions les plus pressantes. Oui, la Vespa Velutina, plus communément appelée frelon asiatique est bel et bien présente et installée sur l’île. Oui, cet insecte présente des dangers pour l’homme et l’ensemble du cheptel apiaire de l’île. Et oui, ce frelon est en phase d’envahir l’île. D’après nos constatations, le frelon asiatique serait présent et se serait installé sur notre île depuis déjà deux ans. Par conséquent, il aurait eu le temps de se reproduire pour constituer un véritable problème pour que nous nous sentions tous concernés.  

 

Comment cet insecte est-il parvenu jusqu’à nous ?

Depuis Chine jusqu’à travers toute l’Europe, le frelon asiatique s’est propagé grâce au transport poteries chinoises et de marchandises comme les fruits et légumes, ballots de foin et végétaux. La distance nous séparant du continent étant telle que la Vélutina n’a donc pas emprunté la voie des airs pour arriver sur nos côtes mais a surement été acheminé avec le fret de marchandises.

 

Quelles différences présente-il avec le frelon européen Vespa Crabro ?

Le frelon Crabro ressemble physiquement à une guêpe et fait environ trois fois sa corpulence. Son nid est en forme de gros ballon avec une ouverture vers le bas et privilégiant les abris sûrs, il construit souvent sa colonie dans un tronc creux et parfois à même le sol. Bien que sa piqure soit douloureuse, ce frelon n’a pas de comportement agressif spontané. Par ailleurs, il occupe une place importante dans la chaine écologique puisqu’en effet il se nourrit essentiellement d’insectes (nuisibles), mouches, chenilles, guêpes, abeilles et de charognes.

 

Quant au frelon asiatique, le Vélutina est plus vif, petit et niche de manière générale en haut des arbres. Néanmoins, ses capacités d’adaptation lui permettent aussi de bâtir son nid doté de multiples ouvertures dans n’importe quel endroit abrité. Ce qui cause son intérêt médiatique ce sont surtout ses qualités de chasseur invétéré. Il chasse en groupe et s’attaque non seulement aux abeilles jusqu’à en détruire une colonie en quelques heures, mais vise aussi les marchés et autres étalages de poissons, fruits de mer, viandes et pâtisseries. En plus de former une bande soudée lors de la chasse, ce frelon se montre très protecteur de sa colonie et a un comportement très agressif envers quiconque s’approcherait de sa progéniture.

 

Quelles conséquences pour notre île ?

Notre île offre les conditions idéales d’un parfait refuge pour cet insecte : des températures hivernales douces, un taux d’humidité qui convient à sa nidification et surtout de larges provisions en nourriture à proximité (produits de la pêche, fruits et bien sûr abeilles).

Outre la prédation alimentaire, le frelon asiatique présente des dangers immédiats pour l’homme, pour la communauté îlaise et estivante de par son activité accrue en période estivale. Il se déplace toujours en nombre et a un instinct d’attaque. Si vous tentez de détruire son nid, il est impératif qu’aucun individu ne survive car sa vengeance sera terrible et très douloureuse. Par ailleurs, gare aux entrées multiples qui rendent la destruction du nid plus compliquée. De plus, se sentant menacé, il formera un groupuscule qui migrera et produira une nouvelle colonie ailleurs et donc continuera l’invasion.

 

Quelles solutions pour protéger notre île ?

Les mesures administratives quant à la destruction d’un nid de frelon varient en fonction des localités. Jusqu’à peu, les frais qu’entraînait la destruction d’un nid incombait au propriétaire des lieux, néanmoins au vu des risques pour le reste de la population, de plus en plus de mairies les prennent dorénavant en charge… Ce n’est malheureusement pas encore le cas de l’île d’Yeu, où les autorités, bien qu’averties, ne se sont toujours pas penchées sur ce problème grandissant.

Il y a malgré tout, des mesures préventives à la portée de tous afin que l’île d’Yeu ne fasse pas bientôt le sujet des gros titres cités.

  1. Signalez tout nid et toute présence de frelons asiatiques (voir photos pour référence)!

  2. Ne pas s’exposer inutilement et sans protections !

  3. Restons solidaires ! N’oublions pas que nous sommes sur une île et que ce frelon peut très bien nous envahir rapidement comme nous pouvons mettre un terme à sa propagation si nous concentrons nos efforts de manière cohérente et surtout avec l’aide de la municipalité.

En savoir +

 

Faits divers

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/07/17

 

Le frelon asiatique va être classé « espèce nuisible

http://www.lesechos.fr/

 

Redoutable prédateur d’abeilles, ce frelon à pattes jaunes arrive d’Asie et a déjà fait cet été deux victimes humaines. En sept ans, il a colonisé 39 départements. Et ne compte pas s’arrêter là. »

http://www.francesoir.fr

 

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